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sst1Particularités :

Nom du jeu : Spirit Speak Tarot (Reversed Edition)
Auteur : Mary Elizabeth Evans
Illustrateur : Mary Elizabeth Evans
Editeur : Auto-édité
Date de première publication : 2014
Type de production : Non limitée
Disponibilité : Bonne
Prix indicatif : 55 Euros environ, frais de port inclus
ISBN : Néant
Langue : Anglais

Tradition : Un mélange de Rider-Waite-Smith et de symbolique propre à l’auteure
Thème : Noir et blanc
Niveau requis : Intermédiaire
Conseillé aux : Amoureux du noir et blanc, adeptes du Tarot Of The Absurd, petites mains
Nombre de Cartes : 78
Taille des Cartes : 8,8 cm X 6,3 cm

L’Arcane Majeur :

Le Fou, Le Magicien, La Grande Prêtresse, L’Impératrice, L’Empereur, Le Hiérophante, Les Amoureux, Le Chariot, La Force, L’Ermite, La Roue De Fortune, La Justice, Le Pendu, La Mort, Tempérance, Le Diable, La Tour, L’Etoile, La Lune, Le Soleil, Le Jugement, Le Monde.

Le Fou est en position 0, La Force est en position 8, La Justice est en position 11.

L’Arcane Mineur :

Les Suites : Les Pentacles, Les Epées, Les Bâtons, Les Coupes.

La Cour : Valet, Chevalier, Reine, Roi.

Description des cartes :

Cette nouvelle version du Spirit Speak Tarot reprend les mêmes illustrations que la précédente, seuls les tons ont été inversés : C’est désormais un fond noir qui sert d’écrin aux tracés intuitifs et dorénavant blancs de l’artiste. Parfois comique, souvent caricaturale, l’imagerie grouille de symboles récurrents tels que yeux, mains, serpents,  nuages, têtes de morts, oeufs, bâtiments, losanges (à ne pas confondre avec des carreaux) et autres motifs triangulaires. Si les illustrations de l’arcane majeur a été particulièrement revisitée par la créatrice,  une grande part de celles de l’arcane mineur est déjà plus familière et proche des représentations d’un RWS traditionnel, dans l’esprit, et ce en dépit d’une certaine singularité. Les personnages de la Cour sont le plus souvent dépourvus de corps entiers ou de visages et s’incarnent de préférence à travers un morceau choisi de leur anatomie et quelques objets ou symboles particuliers.  Il n’y a aucune bordure pour encadrer ces représentations folles et épurées, dont les traits savent se faire autant fins qu’épais. Le dos des cartes présente un fond blanc parsemé de roses noires et n’est pas réversible, sans que cela ne nuise véritablement à l’usage de lames inversées. La numérotation (en blanc) des lames a été réalisée à la romaine en milieu haut de carte. Le titrage (en blanc) est en toutes lettres, majuscules, également en milieu haut de carte pour la Cour, mais en milieu bas de support pour l’arcane majeur. Les suites ne sont pas indiquées et il faut s’aider de leurs symboles associés pour s’y retrouver parmi l’arcane mineur. Le carton est fin, malléable, souple mais avec assez de rigidité pour offrir un joli rebond. Les cartes ne collent absolument pas entre-elles en dépit de leur fini glossy qui capte les reflets. Elles se mélangent très bien et glissent agréablement. Les angles sont arrondis et la boîte de rangement est, quant à elle, en béton armé.

Description du livret :

Un mini livret de 84 pages, avec une impression blanc sur noir et une police imitant une écriture manuelle, accompagne le jeu. La couverture et le papier sont de très belle qualité. En revanche, la reliure a été réalisée à moindre coût et ne consiste qu’en quelques points de colle bon marché. Après les habituels remerciements et un bref avant-propos pour accueillir ses lecteurs, l’auteure entre directement dans le vif du sujet. Pour chaque carte, elle nous livre une petite interprétation personnelle et franche, très concise. Rien d’inédit ou d’exhaustif cependant. La créatrice a pris soin d’expliquer, de façon un peu plus évidente pour l’arcane majeur que pour l’arcane mineur, ses choix symboliques pour les illustrations. Ces précisions sont fort utiles pour comprendre sa vision et se l’approprier au moment de se familiariser avec le jeu. Par contre, en dehors des significations, on ne trouvera ni propositions de schémas de tirage, ni conseils particuliers pour la pratique. A noter que dans le livret, les positions de la Force et de la Justice ont été inversées, autant dans l’ordre de traitement des lames que sur les illustrations du livret qui ne portent pas la numérotation adoptée sur les cartes.

Quelques unes de mes représentations préférées :

sst2Le Fou, L’Impératrice, L’Ermite, La Justice,
Tempérance, Le Diable, La Tour, Le Jugement.

sst3Valet des Pentacles, Chevalier des Bâtons, Reine des Epées, Roi des Coupes,
4 des Pentacles, 2 des Bâtons, 3 des Epées, As des Coupes.

La boîte de rangement , le dos des lames et le livret : 

sst4 L’interview :

sst5***7**5
***6**4
2**1**3

1- Comment te décrirais-tu ? (As des Epées) : « Je suis la voix de la raison. »

2- Quelles sont tes limites, tes faiblesses ? (Le Fou) :  » Je sors parfois un peu trop des sentiers battus quand je cherche à m’exprimer, au risque de t’égarer un peu ».

3- Quels sont tes forces, ton potentiel ? (L’Ermite) : « J’ai pas mal de recul sur beaucoup de questions que tu pourrais te poser. »

4- Dans quel domaine m’aideras-tu au mieux ? (7 des Coupes) : « Je me vois bien t’aider à faire le point dans tes envies et à te débarrasser de quelques vieilles illusions. »

5- Qu’as-tu à m’offrir ? (5 des Bâtons) : « Euh… Un peu de piquant 😀 ? Nan, mais parce-que des fois, mes remarques, elles piquent pas mal quand même, autant te prévenir… »

6- Comment dois-je t’approcher ? (2 des Coupes) : « Dis-toi que je suis ton allié, quoi que j’ai à te dire. »

7- Quelle sera notre relation ? (10 des Bâtons) : « T’es sourde ou quoi ? Je suis ton pote, un vrai, je serai là si tu as besoin d’aide pour ramasser tes petits morceaux. Encore faut-il penser à me le demander, ceci dit, au lieu de chouiner là, bêtement. »

Conclusion : Jeu à privilégier pour me mettre un bon coup de pied aux fesses…

Mon avis :

Les + : L’originalité des illustrations, l’ambiance sympathique du jeu, le fini chic de cette version, la taille des cartes.

Les – : Un jeu qui exige quelques précautions lors de sa manipulation, l’univers un brin déroutant de prime abord.

Au début, bien qu’intriguée par la précédente édition (impression noir sur blanc), je ne peux pas dire que j’ai ressenti un immense coup de foudre pour le Spirit Speak Tarot. Ma curiosité était piquée, mais sans plus. Je l’ai laissé un moment mijoter dans ma wishlist avant de le retirer. Et puis… Il y a eu cette nouvelle version (impression blanc sur noir) qui m’a complètement séduite et qui offre à mes yeux plus de cachet au jeu. Et surtout, il y a eu la review de Kelly (The Truth In Story) qui, grâce à ses explications et remarques pertinentes, m’a enfin rendu la logique de ce tarot plus accessible. C’est donc avec impatience que j’ai attendu l’arrivée du Spirit Speak 2.0 à la maison, ayant hâte de me mettre au travail avec. Conquise sur le fond, je dois cependant avouer qu’au moment de déballer le jeu, j’ai été non pas déçue mais quelque peu étonnée par la qualité globale des cartes. Je m’attendais à plus épais (au vu de la boîte blindée) et j’ai vite craint quant à la fragilité éventuelle du jeu sur le long terme. Aussi, je n’ai pu m’empêcher de remarquer quelques rares et minuscules points de poussière – produite lors de la découpe – qui semblaient incrustés dans le pelliculage des cartes, mais après quelques utilisations, le jeu n’en présente plus aucune trace. En plus d’être fin, le carton m’a paru sur le coup assez mou, salissant (traces d’empreintes de doigts) et avec une tendance à marquer rapidement (rayures d’ongles, plis qui ne pardonneront sans doute pas en cas d’accident). Le jeu avait même commencé à légèrement s’arquer dans son emballage plastique, ce que j’ai su corriger en appliquant un mouvement contraire, petits paquets par petits paquets de cartes. J’ai eu un grand moment de doute, je ne le nierai pas. Cela s’explique par le fait que comparé au Connected and Free Oracle, au Lumina Tarot et au Wild Unknown Tarot, j’ai reçu un petit choc, je n’avais plus tellement l’habitude des autres qualités de jeux. Finalement, je m’y suis faite et le jeu est d’une qualité plus correcte que je n’ai pu le croire en premier lieu. Toutefois, on prendra soin d’éviter de l’utiliser avec des mains grasses ou de l’étaler sur une surface rugueuse,  tout ceci afin de préserver ce magnifique rendu. Personnellement, je n’oserai pas le battre en mode poker bien que j’ai vu d’autres le faire sans problème avec la précédente édition (mais s’agit-il de la même qualité de carton ?). Plus je m’en sers et plus je l’aime, ce jeu. Il mérite qu’on se donne le temps de l’apprivoiser. J’ai eu la même réaction que Kelly lorsque j’ai vu la Reine des Epées, cette représentation m’a tout de suite parlé ! Je trouve aussi la lame du Diable bien rigolote et décomplexée, ça change et nous rappelle qu’on a tous nos petits travers déguisés en béquilles. Il me fait penser, avec son inventaire de différents vices, au morceau Hole In the Middle d’Emily Jane White, lorsqu’elle chante « Everybody’s got a little hole in the middle, everybody does a little dance with the Devil… ». Oui, chacun danse avec le Diable à sa manière, de temps à autre. Enfin bref, ce jeu me charme et me parle bien plus que prévu et quelque chose me dit que cela ne fait que commencer entre nous.

On le trouve par ici…

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