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Un challenge original imaginé par Ethony sous le nom de 31 Days of Tarot, traduit en français et adapté en 31 Jours Au Pays Du Tarot par Claire de la Lune.

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Jour 25 :

« As-tu déjà regretté un tirage ? »

Oui, un tirage pour autrui, bien que celui-ci m’a permis de me poser de très bonnes questions par la suite au sujet des requêtes auxquelles répondre ou non. Je pense que si la situation dans laquelle je me suis retrouvée à l’époque se représentait à moi telle quelle aujourd’hui, je choisirais de ne pas donner suite à la demande de la personne. La question en elle-même n’était pas problématique, par contre le contexte pour procéder au tirage n’était pas idéal. Sans trop en dire, j’ai fini complètement vidée avec l’impression d’un poids immense sur les épaules. J’ai eu cette très désagréable sensation que toute une vie dépendrait entièrement de ce que j’aurais bien à dire. Parfois, certains consultants, par leurs requêtes et leur attitude, ne se rendent pas compte de l’énorme responsabilité qu’ils remettent entre nos mains et du pouvoir qu’ils nous autorisent sur eux. Il y a des décisions qui ne devraient jamais être prises en fonction de ce que donne un tirage, car la tentation est grande alors de se défausser et de laisser quelque chose ou quelqu’un d’autre décider à notre place. Je n’aime pas l’idée que l’on puisse éventuellement se servir d’un de mes tirages comme d’une excuse pour faire un choix sans la moindre prise de recul et que l’on pourrait regretter par la suite. Je refuse de jouer ce rôle. Je pense que je m’en suis malgré tout bien sortie avec ce tirage parce-que j’ai pris le temps d’insister sur le fait que rien n’était certain à 100%, ni figé. J’ai su voir aussi les motivations inconscientes derrière la demande et j’ai fait en sorte de rappeler à la personne concernée qu’elle avait déjà la réponse au plus profond d’elle-même et fait un choix dans son coeur, qu’elle devait juste le reconnaître et l’accepter. Par cette vérité-pirouette, j’ai recadré les choses et remis à nouveau le pouvoir de décision entre les mains du consultant, m’abstenant de tout avis personnel. Mais ça a été si pénible à vivre pour moi, intérieurement, que je ne suis pas prêtre de tirer pour quelqu’un d’autre que moi-même de si tôt.

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