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Un challenge original imaginé par Kelly (The Truth In Story) sous le nom de LenorMarch, traduit en français et adapté en LenorMai par Siùloir Aisling.

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Jour 24 :

« Ancre et Croix: Quelle signification ont ces deux cartes pour vous ? Puis répondez à la question «Ces cartes essaient de maintenir un certain équilibre dans les moments difficiles, que faites-vous pour rester centré, ancré et traverser ces périodes dans la vie que l’on veut juste laisser derrière soi ?» »

L’Ancre m’inspire l’idée de STABILITÉ. Il sera donc question d’ancrage, d’enracinement profond ou d’une certaine forme de résistance contribuant à fixer ou figer certains éléments dans la vie du consultant. Cette carte peut refléter également ce qui est susceptible d’avoir du / d’être vécu comme un poids non négligeable dans son quotidien. Les caractères persévérants, bien décidés, bornés ou endurants seront bien représentés par cette carte, mais « les boulets » aussi.

La Croix est pour moi une image qui véhicule une forme de SOUFFRANCE, morale physique ou émotionnelle. On dit que chacun doit « porter sa croix » pour évoquer les fardeaux personnels qui nous affligent. En effet, la croix est, dans les faits, d’abord un instrument de torture, l’épisode de la crucifixion n’a de toute évidence rien d’un moment de plaisir et quand on se retrouve à prier devant ce symbole, c’est dans l’espoir de voir nos tourments prendre fin. Il y a de quoi se plaindre dans l’air. Cette carte parlera donc de périodes douloureuses et de malheurs. Elle pourra personnifier les esprits focalisés sur l’aspect négatif des choses et qui ont tendance à se victimiser. Foi et patience seront testés avec l’apparition cette carte.

LJ24L’Ancre et La Croix – Vintage Stamp Lenormand (Art Edition).

Ca va paraître sans doute un peu cliché, mais un des trucs qui fonctionnent bien pour moi, c’est de me rappeler que « demain EST un autre jour ». Et je l’affirme haut et fort pour l’avoir éprouvé !  Je ne compte plus les fois où je suis descendue très bas moralement, cela m’arrive systématiquement lorsque ma maladie s’exprime à coeur joie, notamment. Dans ces instants là, je me surprends parfois à avoir les pires pensées. Le truc, c’est que, grâce au caractère chronique de ma pathologie, j’ai eu tout le loisir d’observer et de comprendre les mécanismes qui se mettent en place. L’épuisement de mon organisme est à l’origine de ces pensées noires et de cette sensation que je ne pourrais plus rien supporter de plus. Il me suffit donc de faire l’effort de me souvenir que mes pensées sont biaisées, que ce n’est pas la première fois que j’en passe par là et qu’à chaque fois, après une bonne nuit de sommeil et quelques jours de repos total,  les choses se sont toujours présentées à moi sous une lumière nouvelle. C’est un fait. Je me raccroche à cette simple constatation comme à un un fil rouge pour ne pas me perdre en chemin et la magie opère immanquablement : Quelque chose de réconfortant finit toujours par apparaître à l’horizon. C’est tout un travail de domestication de l’esprit qui, avant même de s’apprendre, se décide.

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