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Un challenge original imaginé par Ethony sous le nom de 31 Days of Tarot, traduit en français et adapté en 31 Jours Au Pays Du Tarot par Claire de la Lune.

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Jour 21 :

« Fais-tu payer tes tirages ? »

Comme je ne propose pas mes services au public, la question ne se pose pas. Dans les faits, je ne reçois donc pas d’argent contre mes tirages. Toutefois, cela ne m’empêche pas d’avoir mon avis sur la question. Si rien n’interdit de faire don de ses compétences à sa guise, car chacun est libre de faire comme il l’entend, je ne trouve rien de choquant non plus à se faire rémunérer. Qu’il soit de nature monétaire ou non, j’estime juste et sain pour les deux parties (praticien et consultant) qu’il y ait échange de bons procédés.

Dans un commentaire Facebook en réponse à un article de Siù, j’avais exprimé ceci :

« Je partage ton point de vue sur certains points. Par exemple, il me semble en effet préférable qu’un échange s’opère entre les deux parties. Simple question d’équilibre, de justice donc, mais aussi d’engagement qui donnera toute sa valeur à la chose. Comme tu l’as mentionné, cet échange peut prendre bien des formes : Monnaie, bien, service rendu ou encore soutien moral. Personnellement, et bien que je doive manger aussi, j’accorde très peu de valeur à l’argent à la base, quand bien même je pourrais en avoir besoin car notre système est ainsi fait. Je n’ai pas non plus choisi de faire de ma spiritualité un métier, parce-que je ne l’entends pas comme tel et ceci explique peut-être cela, du moins en partie. Sans voir l’argent comme un tabou, je reconnais que ce n’est pas la contrepartie susceptible de me satisfaire le plus, par rapport à l’expérience que j’en ai fait ou ce dont j’ai pu être témoin dans ma vie. Je pense que chacun doit pouvoir oser demander une contrepartie sous la forme qui lui convient et qui lui sera utile. L’argent dans la spiritualité peut rebuter, faire qu’on s’interroge sur les motivations de celui qui le demande (parfois à juste titre, certes), mais il devrait en être de même pour le service gratuit. L’est-il vraiment ? On peut-être un charlatan sans demander une seule pièce, tout simplement en influant sur les choix d’autrui pour son intérêt propre ou en instillant un sentiment de dette (pas forcément financière, rien que morale déjà). Au final, ça coûte bien plus cher. Je voudrais dire aux personnes qui ne sont définitivement pas à l’aise avec l’argent qu’il leur reste un moyen d’assainir leurs rapports avec leurs consultants : C’est de savoir dire non. Parce-que ce n’est pas parce-que c’est gratuit qu’on peut abuser ou demander n’importe quoi. Le don de l’autre (dans le sens « don de soi », j’entends), ça se mérite aussi. Toute la question ici, argent ou pas, c’est de savoir poser des et ses limites. »

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