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Un challenge original imaginé par Kelly (The Truth In Story) sous le nom de LenorMarch, traduit en français et adapté en LenorMai par Siùloir Aisling.

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Jour 15 :

« Cigogne et Chien : Quelle signification ont ces deux cartes pour vous ? Puis répondez à la question «Comment abordez-vous les nouvelles amitiés ? Êtes-vous plutôt sur vos gardes ou l’ami de tout le monde ? Que recherchez-vous dans une nouvelle relation amicale ?» »

La Cigogne parle essentiellement, d’après moi, de CHANGEMENT, sous ses aspects les plus divers. Il y aura donc des modifications, des adaptations, voire des améliorations au niveau de son environnement ou de ses conditions de vie (déménagement, mutation), par l’apport de quelque chose, impliquant parfois dans le même temps le renoncement à une autre. Cette carte parle aussi de transitions, de niveaux à franchir dans un processus évolutif. La Cigogne peut également évoquer les grandes phases de l’existence que l’on est susceptible de traverser dans une vie  (devenir adulte, rentrer dans la vie active, se marier, avoir des enfants, tout changement de statut…) et symbolise ainsi l’initiation.

Le Chien représente la LOYAUTE. C’est donc une carte qui est en relation avec les amis, la famille de coeur, et toutes les personnes de qui l’on se sent proche ou sur qui l’on sait pouvoir compter sans qu’on leur soit forcément intimement lié (par exemple, elle pourra représenter un partenaire idéal pour un projet). Ici, l’ambiance est à la confiance, à la fiabilité et à la fidélité. Les rapports sont chaleureux et sincères, les personnes bienveillantes et prêtes à nous soutenir quoi qu’il arrive. Si cette carte représente les gens pour qui l’on compte et qui comptent pour nous, attention toutefois à la dépendance affective qui pourrait éventuellement se développer d’un côté ou de l’autre. Cette carte est aussi celle de nos familiers.

LJ15La Cigogne et Le Chien –  Dia de Los Muertos Lenormand.

Je n’ai pas d’amis au sens où on l’entend habituellement dans notre société, que je verrais souvent, avec qui je sortirais de temps en temps, ou qu’il m’arriverait d’appeler régulièrement. La vie a fait que. Les relations qui aujourd’hui impactent le plus ma petite existence tranquille se sont nouées grâce aux réseaux sociaux. A une exception ou deux près, je n’ai rencontré en chair et en os aucun de mes contacts, je ne sais même pas à quoi certains peuvent ressembler en réalité (la faute aux pseudos et aux avatars). Les liens que j’ai su créer, et que j’entretiens toujours à l’heure actuelle, via le net m’ont jusqu’ici apporté plus de satisfaction que n’importe quelle autre tentative de relation de proximité, sur le long terme. J’ai plus de facilités à tomber sur les « bonnes personnes » en ligne que dans la vie de tous les jours, on dirait.

Lorsque je fais connaissance avec quelqu’un, je reste ouverte et tâche d’avoir le moins d’a priori possible. Cela ne m’empêchera pas, en tâche de fond, de rester sur mes gardes. Ainsi, j’accorde volontiers, dans un premier temps, ma confiance, par principe de « présomption d’innocence » (car la personne n’a pas encore eu l’occasion de me décevoir) et non par naïveté. Toutefois, je reste très sensible à mes signaux d’alarme. Au moindre doute, je vais préférer conserver quelques distances et observer les choses de loin, voir m’éloigner significativement ou définitivement si les dissonances sont trop nombreuses ou importantes. Il peut m’arriver d’accorder une seconde chance, car je sais me remettre aussi en question, ou encore faire preuve d’indulgence lorsque l’erreur commise n’était pas intentionnelle. Je fais bien la différence et en cas de manquements volontaires et répétés, je ne pardonne pas. Je peux être très rancunière, je n’ai aucune tolérance pour le mensonge et les tentatives de manipulation. Je tâche de me souvenir du proverbe suivant :  « Qui me trompe une fois, honte à lui. Qui me trompe 2 fois, honte à moi ».

Vous aurez donc compris que ce que je recherche en priorité dans une relation, quelle qu’elle soit, c’est la sincérité et la franchise. En même temps, peut-on encore parler d’amitié si ces qualités ne sont pas au rendez-vous ? J’ai également un grand besoin de partage mais pas obligatoirement d’un point de vue quantitatif. J’aime avoir des conversations où les sujets sont creusés en profondeur. J’ai du mal avec les rapports superficiels, je ne copine pas pour copiner. Lorsque je m’ouvre à l’autre, c’est en général parce-que cette personne aura su me toucher d’une manière ou d’une autre, par son authenticité et sa bienveillance. Le respect de l’autre, de ses différences et de ses choix, est pour moi également très important. On peut avoir des choses à dire ou à défendre sans dépasser certaines limites, notamment de ton. Je n’ai pas besoin de voir souvent la personne ou de recevoir fréquemment des nouvelles, du moment qu’elle est complètement « présente », disponible, lors de nos échanges, qu’elle sait prendre du temps pour ça. Je déteste qu’on m’appelle quand on est occupé à autre chose, par exemple, ça me donne l’impression de faire partie de la liste de corvées du jour. Je n’attends pas de l’autre qu’il comble tous mes besoins à lui tout seul, je ne suis pas pour les relations exclusives et je ne crois pas en l’archétype du « meilleur ami ». Il y a des amitiés qui durent et des amitiés de passage. Je pense qu’il faut savoir laisser partir l’autre, ou partir de soi-même, si le moment semble venu de prendre une autre direction. Pour moi, ça ne remet en cause ni la sincérité, ni la beauté de la relation qui a pu être par le passé. Laisser l’autre s’épanouir où et comme il le souhaite est une belle preuve d’amitié et de respect à mes yeux. Rien n’empêche de se retrouver plus tard, peut-être. Pour finir, j’apprécie aussi de retrouver les autres dans la joie et les instants de bonheur, ça me semble essentiel. Il y a un type de relations que je ne désire plus entretenir aujourd’hui, le type « potes de galère ». Évidemment, tout n’est pas toujours rose dans la vie, ce n’est pas moi qui prétendrais le contraire, et le soutien de l’autre peut s’avérer précieux et généreux dans les moments difficiles. Seulement voilà, j’ai constaté que certains liens ne se construisent parfois uniquement que sur des bases qui finiront par devenir malsaines, rien de beau ne venant les nourrir entre deux coups durs. Dans ces cas-là, les retrouvailles ont systématiquement lieu quand ça ne va pas, les conversations ne tournent principalement, ou trop souvent, qu’autour des malheurs de l’un ou de l’autre. Et quand ça va bien, il y a comme un grand silence, pesant, qui semble s’éterniser. Je ne vois rien de constructif à entretenir ce type de rapports. Toxiques, ils pourrissent l’existence et freinent toute possibilité d’évolution, à travers une certaine forme de complaisance dans une négativité ambiante. Je préfère encore couper court et avancer, sans me retourner, en pareil cas.

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