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Un challenge original imaginé par Ethony sous le nom de 31 Days of Tarot, traduit en français et adapté en 31 Jours Au Pays Du Tarot par Claire de la Lune.

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Jour 3 :

« Est-ce que je collectionne les tarots ? Comment je les utilise lors des lectures ? Plusieurs jeux par tirage ou un seul ? Cela m’aide-t-il ? »

Ce n’est un secret pour personne, je suis une grande collectionneuse de tarots et autres oracles. A l’instant où j’écris ces lignes, ma collection est constituée de 149 tarots, 59 oracles et 20 Lenormands. Ce qui fait un total de 228 jeux. Ca fait beaucoup et ça peut choquer. Je comprends que la taille de ma collection puisse impressionner. Cependant, il faut relativiser un peu les faits. Mon intérêt pour le Tarot ne date pas d’hier, c’est d’une collection de 16 ans qu’il s’agit et mon intention de départ n’a jamais été de l’ordre de l’objectif chiffré. On pourrait se poser aussi la question de l’utilité de la chose. Je répondrais alors par une autre question : Est-ce qu’absolument tout doit avoir une utilité pour être légitime? C’est mon bon plaisir, il ne m’a jamais empêchée de subvenir à mes besoins ni de remplir mes obligations, et il ne fait de tort à personne si ce n’est aux jaloux, mais je ne me sens pas responsable de leur éventuelle frustration. Il est vrai que je n’utilise pas tous mes jeux dans ma pratique. Certains ne sont dans ma collection que pour le plaisir de mes yeux et je ne me vois pas lire avec. Il m’arrive de me séparer de quelques-uns d’entre-eux, lorsque je me rends compte que je ne suis plus en phase avec, parce-que mes goûts ont évolué avec le temps. Je n’éprouve aucune difficulté à le faire car ce qui me lie à ma collection n’est pas un attachement de type matérialiste.

Je vais essayer d’expliquer ce rapport que j’ai avec les cartes et ma collection. Ne m’en veuillez pas de garder une certaine pudeur, c’est un sujet qui fait remonter des choses pénibles à la surface mais je l’aborde volontiers par nécessité de remettre quelques pendules à l’heure et désir de partager mon expérience, de m’ouvrir. Pour faire simple, à un certain moment de ma vie qui m’a semblé durer une éternité, j’ai été dépouillée de tout y compris de ma dignité et de mon intérêt pour ce monde. Mes jeux se sont retrouvés être pratiquement tout ce qu’il me restait d’intact en ma possession, le reste ayant été bassement volé ou détérioré, ou abandonné selon ma volonté car souillé énergétiquement. Quand j’évoque la détérioration, je ne parle pas que d’objets mais aussi de ce qui constituait mon identité profonde et mon corps. Je me suis retrouvée brisée psychologiquement et physiquement. Des fragments de mon âme ont trouvé refuge au sein de mes cartes. Elles sont devenues peu à peu le soutien de proximité que je n’avais pas, des amies, ma famille de substitution. On peut dire que le Tarot m’a sauvé la vie le jour où il est devenu mon unique intérêt pour cette réalité, et en cela, je trouverais pathétique le fait de persister à envier ma collection, comme si ce que j’avais vécu pouvait être enviable. Définitivement, non. Ce n’est qu’une relique d’une période triste et perversement cruelle, à y regarder de plus près. Je dois beaucoup au Tarot. Il m’a offert des révélations sur moi-même et sur le fonctionnement du monde autour de moi. Quelques réponses aussi sur le sens de la vie. Un peu de lumière pour traverser les ténèbres, surtout. Vous comprenez maintenant peut-être un peu mieux cette ambivalence dont je peux faire preuve parfois, pourquoi je suis autant attachée à mes jeux et pourquoi je peux toutefois m’en séparer sans trop de difficulté, pour peu que cela procède de ma volonté propre.

TAROTHEQUEUn aperçu de ma collection.

Parlons maintenant de ma façon d’employer ces jeux. Je vais commencer par tordre le cou aux idées toutes faîtes à mon encontre :  Je pratique la lecture des lames, certes, mais pas autant que certains pourraient le penser et ont pu le laisser entendre. Déjà parce-que je ne tire pour personne d’autre que moi-même, ce qui limite mon expérience pratique, évidemment. En revanche, je réfléchis et philosophe beaucoup autour des arcanes et j’adore les étudier. J’aime aussi créer des exercices pour mieux les comprendre. Je choisis de pratiquer avec tel jeu plutôt qu’un autre en fonction du type d’usage que je souhaite faire (divination, guidance, développement personnel, travail magique, dévotion spirituelle, activité créative ou ludique, étude…), le plus souvent au feeling et selon mon humeur du moment ! Par contre, je ne choisis pas mon jeu en fonction de la saison et si correspondance il y a au niveau de l’ambiance, c’est inconscient. Je peux aussi avoir des périodes où je vais me concentrer exclusivement sur un jeu spécifique durant un certain laps de temps. Actuellement, je ne me sers que d’un jeu à la fois, c’est à dire un jeu par tirage ou expérience, seulement. Je n’ai pas encore testé de préciser les réponses d’un tarot avec un oracle ou un Lenormand, de composer un tirage à base de différents jeux ou de reposer une même question avec un autre jeu pour comparaison. J’essaierais bien pour voir ce que ça donne car je pense que ça peut apporter des nuances et des précisions à une lecture, voire un angle de vue inédit dans le dernier cas. J’aime bien les étalements avec un petit nombre de cartes car je me retrouve vite confuse quand celles-ci sont trop nombreuses. Je ne suis pas du tout fan du tirage dit de la Croix Celtique pour cette raison. Pour conclure, je n’aime pas trop qu’on touche mes cartes (mais L’Amoureux y est autorisé sans réserve). En dehors de ça, je ne suis pas tellement superstitieuse avec mes cartes.  Si je n’ai pas le temps de purifier un jeu neuf avant de l’utiliser, ça ne me fait ni chaud ni froid, par exemple. Je peux également tirer les cartes n’importe où, n’importe quand, sans rituel autour, du moment que je suis tranquille pour procéder.

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