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En cartomancie, « battre les cartes » signifie le fait de mélanger les cartes de son jeu, quel qu’il soit (jeu de tarots, Lenormand, ou tout autre oracle sur support cartonné). Cette étape préparatoire au tirage est assez indispensable. En effet, mélanger son jeu permet de le purifier des énergies émanant d’une précédente session et d’y en placer d’autres en accord avec sa nouvelle demande. Cette phase est d’autant plus recommandée lorsque l’on passe d’un consultant à un autre ou que le jeu a trop longtemps dormi dans un environnement dont on pourrait douter d’un point de vue vibratoire. Quasi incontournable donc, le mélange des cartes a inspiré différents procédés, chaque technique ayant ses spécificités, ses avantages et ses inconvénients. En voici quelques unes :

La méthode classique :

DFDMLCC

Procédé : On prend le jeu face non visible dans son intégralité et on le place au creux de la paume de sa main non dominante. On saisit une partie du paquet que l’on essaie de fondre en divers endroits de la moitié restante avec sa main dominante. L’opération doit être répétée un certain nombre de fois et exige rythme soutenu et geste précis pour être efficace. Il suffit de renverser une des moitiés du jeu pour obtenir des lames en sens inversé (facultatif).

A utiliser : Quand on débute mais si on a du temps devant soi, lorsque l’on maîtrise le geste, avec un jeu de qualité standard, avec des cartes qui glissent bien, avec un jeu de taille classique, en extérieur, dans un petit espace.

A éviter : Quand on est pressé surtout si on ne maîtrise pas du tout le geste, avec un jeu aux coins angulaires, avec un jeu aux dimensions élargies, lorsque le jeu n’a pas déjà été mélangé auparavant (risque de retrouver toute une série de cartes dans l’ordre d’origine).

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La méthode poker :

DFDMLCP

Procédé : On place deux tas à peu près égaux de cartes face non visible en position horizontale sous chaque main, sans trop les éloigner l’un de l’autre. A gauche et à droite simultanément, on attrape et on soulève l’ensemble du tas par le côté intérieur, à l’aide du pouce. Le but est de fondre un tas dans l’autre. L’opération peut-être répétée une à deux fois (facultatif). On obtient des lames en sens inversé en faisant pivoter l’un des tas à 180° (facultatif). C’est une technique qui demande de l’entraînement mais qui, une fois maîtrisée, offre un mélange optimal en un temps record.

A utiliser : Quand on est pressé, avec un jeu de très haute qualité, avec un jeu souple, lorsque l’on veut épater la galerie, en extérieur, dans un petit espace.

A éviter : Avec des cartes qui se déformeraient trop facilement, avec un jeu trop rigide, avec un jeu trop petit, avec des cartes collantes, lorsque l’on souffre d’un quelconque syndrome inflammatoire touchant les articulations des mains (la manipulation est alors douloureuse !).

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La méthode du brassage :

DFDMLCB

Procédé : On pose le jeu face non visible sur une surface lisse et propre en cherchant à étaler un maximum de lames afin d’obtenir une masse non agglomérée de cartes. Puis, en utilisant les deux mains et à l’aide de la force de ses bras, on « brasse » les lames dans tous les sens pendant quelques secondes. Enfin, on réunit le tout en un paquet reconstitué. On obtiendra forcément des lames en sens droit et en sens inversé. Cette méthode fonctionne assez bien sur un lit ou de la moquette mais n’est pas convaincante sur carrelage et linoléum.

A utiliser : Avec un jeu qui glisse bien, avec des cartes aux dimensions étendues, avec un jeu rond, lorsque l’on désire un bon mélange et que l’on ne maîtrise aucune des techniques précédentes.

A éviter : Si l’on ne veut pas obtenir des lames en sens inversé, lorsque l’on manque de place, en extérieur (vent), sur une surface qui accroche ou est trop adhésive, sur une surface sale.

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La méthode des paquets :

DFDMLCT

Procédé : On coupe le jeu en une multitude de petits paquets que l’on rassemble un à un, tout à fait au hasard. L’opération peut se répéter à loisir. Plus le nombre de paquets est grand (et les tas minces, donc) et l’opération répétée, plus le mélange sera réussi. Pour obtenir des lames en sens inversé, il suffit de retourner quelques-uns des paquets à tout moment.

A utiliser : Quand on peut se contenter d’un mélange léger (tirages quotidiens, exercices pratiques), lorsque l’on n’a qu’une seule main de disponible, quand on veut faire simple, avec des cartes un peu plus fragiles que d’ordinaire.

A éviter : Si le jeu n’a jamais été mélangé (risque de voir ressortir toute une série de cartes dans l’ordre d’origine), lorsque l’on a omis de replacer aléatoirement dans le jeu les cartes sorties lors d’un tirage précédant sous peine de les voir ressortir les unes à la suite des autres dans le nouvel étalement, surtout si vous sélectionnez les lames en suivant leur ordre dans le paquet depuis le dessus ou le dessous), en extérieur (vent).

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La méthode de l’étalement :

DFDMLCE

Procédé : On dispose les lames du jeu, face non visible et une par une, sur le sol ou une table, de manière à former au final un grand tableau de 6 lignes et de 13 colonnes. Les lames doivent être placées tout à fait au hasard, sans réfléchir, à l’intérieur de cet espace prédéfini. Il est possible de retourner préalablement une moitié du paquet pour obtenir des lames en sens inversé (facultatif). Après avoir disposé la dernière lame, on les recueille à nouveau une à une et tout à fait au hasard afin de reconstituer un paquet de cartes ainsi mélangées.

A utiliser : Quand on n’a vraiment que ça à faire (!), lorsque l’on a très peur d’abîmer son jeu, avec un jeu de collection pour savourer la manipulation.

A éviter : Quand on n’a pas de patience, en compagnie de chats qui prendraient un plaisir certain à se coucher sur les cartes, lorsque l’on manque de place, en extérieur (vent).

Jeu : Royal Fez Moroccan Tarot

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