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Particularités :

Nom du jeu : Lisa Chow’s Oracle Tarot
Auteur : Lisa Chow
Illustrateur : Lisa Chow
Editeur : Auto-édité
Date de première publication : 2012
Type de production : Limitée
Disponibilité : Epuisé
Prix indicatif : 33 Euros, frais de port inclus
ISBN : Néant
Langue : Anglais

Tradition : Rider-Waite-Smith, avec des caractéristiques du jeu Thot
Thème : Aucun en particulier
Niveau requis : Intermédiaire
Conseillé aux : Amoureux de faux noir et blanc et de dessins minimalistes
Nombre de Cartes : 78
Taille des Cartes : 12,7 cm X 7,6 cm

L’Arcane Majeur :

Le Fou, Le Magicien, La Grande Prêtresse, L’Impératrice, L’Empereur, Le Hiérophante, Les Amoureux, Le Chariot, La Force, L’Ermite, La Roue De Fortune, La Justice, Le Pendu, La Mort, Tempérance, Le Diable, La Tour, L’Etoile, La Lune, Le Soleil, Le Jugement, Le Monde.

Le Fou est en position 0, La Force est en position 8, La Justice est en position 11.

L’Arcane Mineur :

Les Suites : Les Pentacles, Les Epées, Les Baguettes, Les Coupes.

La Cour : Valet, Chevalier, Reine, Roi.

Description des cartes :

Ce jeu est ce que j’appelle un faux noir et blanc. Si ces deux teintes sont majoritairement présentes (en tant que fond pour le blanc) et lui donnent cette ambiance, on retrouve aussi des touches délicates de gris, brun et rose dans le tracé des dessins. Le plus souvent, les lames mettent sur le devant de la scène un objet, parfois une ébauche de paysage épuré. Le jeu est parsemé de rubans, d’étoiles, de croissants de lune, de coeurs, de maisons, d’arbres et de motifs floraux. Les remplissages sont rares, car dans cette imagerie fine, tout est dans l’art du trait et les compositions de lignes qui se superposent ou se font écho. Lisa Chow a ré-imaginé les illustrations traditionnelles de la quasi-totalité du jeu, de façon si intime et subtile que celles de La Cour font pâle figure en comparaison, avec ses clones de valets, chevaliers, reines et rois que l’on ne distingue que par l’ajout de symboles élémentaires propres à chaque suite. Chaque illustration est précieusement encadrée, tel un tableau. D’ailleurs l’encadrement se veut fantaisiste, indécis, et ne suit aucunes règles précises si ce n’est celles de l’inspiration du moment et de la singularité. Le dos des cartes reprend l’illustration en noir et blanc de la boîte du jeu, un arbre-maison encadré à l’instar des rectos des lames, et n’est pas réversible. Ici aussi, le titrage des lames ne respecte aucun code précis en matière de police, taille, emplacement ou couleur, bien qu’il se fasse systématiquement en toutes lettres, avec la reprise de la numérotation en chiffres romains (sauf pour les as). Riche de ces disparités, le jeu donne en définitive et malgré tout, l’impression d’une extraordinaire homogénéité. Les cartes, aussi souples que rigides, glissent sans coller. Le carton est de qualité convenable, avec un fini mat pour le dos mais brillant au recto, comme si ce dernier était plastifié. Les angles sont bruts. La boîte de rangement en carton brun (couleur papier kraft) sert d’écrin au jeu avec son coussin de mousse à l’intérieur. Si elle semble fragile au premier abord, elle résiste plutôt bien dans le temps.

Description du livret :

Il n’y a aucun livret ou livre pour accompagner le jeu, même vendu séparément, ce qui est fort regrettable. En effet, de nombreuses lames ont été revisitées d’une manière tout à fait personnelle en ce qui concerne la symbolique employée. Il aurait été intéressant que l’auteur partage le pourquoi de certains choix. Cependant, puisque le jeu reste assez traditionnel dans sa conception, il est vrai que l’on peut deviner aisément ce qu’elle a voulu exprimer et souligner au travers de la plupart de ces représentations divergentes.

Quelques unes de mes représentations préférées :

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Le Fou, Les Amoureux, Le Chariot, L’Ermite,
La Mort, La Tour, Le Soleil, Le Jugement.

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Valet des Baguettes, Chevalier des Pentacles, Reine des Coupes, Roi des Epées,
8 des Baguettes, 10 des Pentacles, As des Coupes, 7 des Epées.

La boîte de rangement et le dos des lames : 

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 L’interview :

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***7**5
***6**4
2**1**3

1- Comment te décrirais-tu ? (Le Chariot inversé) : « J’ai une âme vagabonde, je ne sais pas trop où je vais ! »

2- Quelles sont tes limites, tes faiblesses ? (8 des Baguettes) :  » La patience n’est pas mon fort. Avec moi, c’est toujours maintenant ou jamais. Je suis peut-être un peu trop expéditif lorsque je délivre mes messages… »

3- Quels sont tes forces, ton potentiel ? (6 des Coupes inversé) : « Oublie-moi à l’heure du thé, je ne suis pas là pour (re)jouer le passé. Je vais de l’avant »

4- Dans quel domaine m’aideras-tu au mieux ? (Roi des Epées) : « Je t’aiderai à mettre de l’ordre dans tes idées et tes projets ».

5- Qu’as-tu à m’offrir ? (Le Diable) : « Une bonne excuse pour assouvir tes vices de collectionneuse. »

6- Comment dois-je t’approcher ? (7 des Coupes inversé) : « En évitant de t’imaginer des choses là où il n’y en a pas. Laisse tomber la projection, ça ne marche pas avec moi ! »

7- Quelle sera notre relation ? (La Tour inversée) : « Rien de trop déstabilisant, rassures-toi ! »

Conclusion : Jeu à privilégier pour des exercices classiques et faire le point.

Mon avis :

Les + : L’univers de l’artiste, la qualité et l’originalité des illustrations.

Les – : Le mélange des systèmes RWS et Thot qui pourrait déplaire à certains, l’absence de livret,  les illustrations des cartes de Cour qui se ressemblent trop.

Un jeu simple, du moins en apparence, frais et non dénué de charme : Il n’en fallait pas plus pour me happer ! J’aime les jeux en noir et blanc, les vrais de vrai comme les faux. Avec sa palette, celui-ci me fait souvent penser à l’Ironwing Tarot, mais les similitudes s’arrêtent bien là. J’apprécie ce jeu parce-qu’il est faussement traditionaliste. Il est rassurant avec sa structure classique basée sur le RWS, omission faite des emprunts au Thot (numérotation de La Justice et de la Force, usage de la dénomination « Hiérophante ») qui peuvent pointer des lacunes chez l’auteur concernant ses connaissances du tarot. A moins que ce ne soit un choix conscient qui aurait gagné à être argumenté ? Pourtant, c’est aussi un audacieux dans son genre avec ses illustrations revisitées, focalisées sur un détail, approchées depuis un certain angle, offrant ainsi des perspectives nuancées loin d’être toujours convenues. Ce dernier point met en relief le côté fine observatrice de l’artiste, indubitablement. C’est un jeu qui stimule les possibilités d’interprétation sans, toutefois, nous perdre sur des sentiers trop rebelles. Seule La Cour s’est révélée en dessous de mes espérances. J’aurais aimé plus de variations dans les traits de chaque classe de personnage. A l’heure où j’écris cette review, ce jeu semble devenu collector, puisque épuisé. L’auteur n’en propose apparemment plus aucun exemplaire sur sa boutique Etsy, ni sur son site personnel. Malgré ses petits défauts, je me sens chanceuse de ne pas être passée à côté.

On le trouvait par ici…

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