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De toute mon expérience avec le tarot, je ne me souviens pas d’une seule fois où le message des lames n’était pas à propos. Peu importe l’usage que j’en fais, d’ailleurs. Je ne pense pas que cela soit dû au hasard. Je ne crois pas non plus qu’il y ait quelque chose de « magique » là-dedans. Je suis plutôt d’avis qu’il y a simplement du génie dans sa conception.

Les lames de l’arcane majeur renferment les grands mystères, celles de l’arcane mineur contiennent les petits mystères. Autrement dit, les premières répondent aux grandes questions de la vie et reflètent les grands rôles que l’on y joue (archétypes), tandis que les secondes éclairent sur les problèmes du quotidien (suites) et les différents types de personnalité susceptibles d’être rencontrés (cour). Ainsi, le tarot est comme le portrait d’une société avec ses préoccupations et ses personnages. C’est pour cela que le tarot a le pouvoir de toucher tout le monde : Chacun est concerné par ce qu’il a à dire, on s’y retrouve forcément ici ou là.

Le tarot raconte une histoire initiatique, notamment à travers les lames de l’arcane majeur. Cette histoire est surnommée « Voyage du Fou » parce-qu’elle conte les différentes étapes franchies par Le Fou (le nouveau né, l’ignorant) afin de s’intégrer pleinement au Monde (société). C’est le reflet parfait de toute existence humaine. Peu importe dans quel ordre on devra y faire faire, ce qui est certain, c’est qu’au cours de sa progression, chacun aura à traverser chacune de ces phases, à un moment ou à un autre. Même s’il paraît que l’on ne tire pas une carte par pur hasard (en référence à la théorie de la synchronicité de Jung), de toute façon, chacune d’elle aborde un thème présent dans chaque existence. Ce n’est qu’une question de moment choisi ou imposé pour s’y pencher.

Que ce soit dans ses thèmes, ses figures ou encore ses symboles, il y a ce « je ne sais quoi » d’universel dans le tarot. Dans le temps et dans l’espace. En effet, depuis sa création jusqu’à aujourd’hui, et partout à travers le monde, le tarot continue de fasciner et d’être adapté dans sa présentation et son interprétation. Au coeur du tarot, il y a l’essentiel, il y a une vérité. Si la forme évolue, le fond n’est pratiquement jamais retouché. J’y vois là une preuve de sa justesse et la valeur indémodable de sa sagesse.

Par ailleurs, si le tarot semble viser si juste, ce n’est pas tant parce-qu’il apporte des solutions toutes faites mais bien parce-qu’il invite à se poser les bonnes questions et à puiser en soi pour trouver ses propres réponses. Qui mieux que soi peut savoir ce qui lui convient ? Ce qui est fabuleux, c’est que le tarot permet également de se connaître plus en profondeur car c’est l’inconscient qui parle à travers l’interprétation. Ainsi, le tarot peut surprendre, laisser dans la confusion, mais plus rarement décevoir puisqu’on en reste maître du jeu. On trouvera toujours, plus ou moins spontanément, parfois après-coup, quelque évènement, situation, relation, préoccupation à relier à une lame et sa symbolique. Et comme on puisera naturellement en premier lieu dans ses propres associations, le cas échéant dans la mémoire collective, la « magie » est assurée.

Voilà, selon moi, pourquoi le tarot fonctionne dans tout travail divinatoire ou psychologique. En magie et en thérapie holistique, c’est le fait de focaliser son attention sur des énergies particulières,  de les rechercher activement autour et en soi, d’être prêt à les accueuillir, d’adopter les conseils et attitudes donnés par les lames pour atteindre son but (agir en cohérence en dehors du rituel) qui explique l’efficacité du tarot. Pour autant, je n’oublie pas que croire en quelque chose, c’est déjà lui donner du pouvoir. La foi, c’est en quelque sorte le carburant qui permet au système de fonctionner de façon optimale.

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